junior trot - Trot Top Tour - course de poney au trot attelé - drivers juniors - journal poney - journal junior trot
Inscription à la newsletter




Du Trot à poney au concours complet, il n’y a qu’un saut

Notez


On peut pratiquer le Trot à poney et d’autres disciplines équestres.
C’est ce que nous explique Laurène Motte, l’une de nos sélectionnées en Equipe de France pour le Trot à poney, licenciée au Club de Chigny, dans l’Aisne. Laurène a 14 ans, elle monte à poney dès l’âge de 5 ans et depuis maintenant trois saisons elle pratique assidument l’équitation et les courses au Trot.



Du Trot à poney au concours complet, il n’y a qu’un saut
Laurène a eu envie très tôt de se rapprocher des poneys. Elle s’est dirigée vers l’équitation, dès son jeune âge elle a pratiqué plusieurs  disciplines. Laurène a choisi parmi les disciplines que propose la Fédération Française d’Equitation, le Trot à poney et le complet (dressage/ cross/ saut d'obstacles).

Après sa participation à la Coupe du Monde d’été du Trot pour poney le 3 juin 2016  en Belgique, Laurène participera en juillet aux Championnats de France poney, sur le Parc équestre fédéral de Lamotte Beuvron, avec Panoramix Templier un poney de race poney français de selle âgé de 13 ans.

Depuis quand pratiquez-vous le concours complet ? Et pourquoi ?

Je pratique sérieusement l’équitation depuis trois saisons, évoluant dans les petites épreuves avant de participer l'année dernière avec Grazia, à Lamotte. Ce poney a également été mon premier poney de Trot. Nous avons d'ailleurs terminé 2ème lors des championnats de France sur l’hippodrome de Paris- Vincennes.

Le Centre équestre de Chigny m'a proposé ensuite deux autres poneys, Panoramix Templier  et Yramis, le premier pour le complet, ce qui me permet d’évoluer dans un niveau supérieur. Panoramix, lui, n'est pas du tout attelé. Il préfère les gros obstacles fixes, à la piste de l’hippodrome. Et pour le Trot attelé je suis au sulky d’Yramis, un poney de race Goodlandruss pour qui le trot n’est pas un problème.

Ce que j’aime, c’est la préparation et le travail nécessaires pour les compétitions, la complicité de l’équipe ( poney, coach, groom ), et la technique.
J’aime bien le cross pour les sensations de vitesse et de saut, même si, bien sûr, cela reste dangereux. Notre coach nous dit de prendre plaisir à ce que nous faisons, mais aussi de faire bien attention aux règles de sécurité.

Vous allez participer à la World Summer Cup Junior en juin, et au CCE Poney Elite en juillet, à Lamotte Beuvron : Deux évènements importants dans chacune des disciplines que vous avez choisies.  Quel parallèle pouvez-vous faire entre les deux ? Quels sont les points communs entre les deux pratiques et en quoi la relation avec le poney peut-elle être différente dans chacune d’elles ?

Les deux disciplines demandent des entrainements réguliers et de la concentration et être attentif aux autres si on veut des résultats.
Nous retrouvons régulièrement les mêmes personnes sur les hippodromes ou sur les terrains de  concours. Je me suis fait de nombreux amis issus de disciplines différentes et j'ai la chance d’approcher  de grands drivers ou cavaliers de concours.
Dans les deux cas c’est une histoire d'équipe et d’amitié.

Bien sûr je parlerai aussi des poneys : les qualités nécessaires sont un peu différentes, mais  elles se rejoignent dans le comportement réactif, courageux, et brave à la fois … pas simple pour tous les poneys ! Que ce soit en course ou en équitation, Il faut bien connaître son poney. En le sortant  régulièrement dans des séances variées, cela permet de créer une bonne relation avec lui, et de savoir quand il est prêt à aller en compétition.

Les deux pratiques demandent de la technique et du temps.  En complet, la journée est plus longue pour nous, avec trois épreuves. La relation de confiance est aussi plus forte avec le poney, il doit se sentir à l’aise avec les demandes qu’on lui fait. L’attelé ne ressemble en rien à la pratique du dressage ou du saut, mais j’ai découvert d’autres sensations utiles  qui m’aident à progresser dans les deux disciplines. Pour l’attelé vous êtes assis sur le sulky derrière le poney, les sensations sont différentes, tout passe seulement de la bouche de votre poney à vos mains qui tiennent les guides. Le point commun que je retrouve dans les deux disciplines, c’est le mouvement  du poney et cette sensation de vitesse. Je trouve qu'avoir des approches différentes est une grande chance qui permet de progresser.

Il y a aussi des différences dans le vocabulaire qui régit le code des courses, et dans l’importance des allures, car le trot n’est pas une allure naturelle et dans les courses le changement d’allure entraine la disqualification. Les soins sont les mêmes quasiment, la préparation du matériel est plus importante au trot. Une autre grande différence, c’est le public: pour le concours, le public reste dans un silence religieux  pendant l’épreuve, il réagit lorsque la barre tombe par un « oh ». Sur un hippodrome, le public vous porte sans réserve par des cris et dans la dernière ligne droite pour l’arrivée il vous pousse, il crie, il applaudit. C’est impressionnant.

Les deux disciplines se rejoignent sur la gagne, il faut l’avoir, mais il faut aussi accepter la défaite, là, j'ai encore parfois du mal, bien que les courses m'aient appris à être contente pour mes amis drivers. De part et d’autre personne ne reste indifférent aux performances des compétiteurs, c’est ce qui est aussi positif lorsqu’on pratique d’autres disciplines, nous apprenons toujours.
Quoi qu'il arrive, je suis satisfaite de mes choix, et des poneys que j'ai la chance de monter ou d’atteler. De sacrées expériences!!
 
Contact presse Junior Trot : 06 70 56 64 53


Dans la même rubrique :









1 2 3 4 5 » ... 20

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Facebook
Twitter
Newsletter